j'aime Francine et Pierre ont testé le Normandy Tank Museum à Catz

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Nous n’étions pas nés lors de cette guerre, la libération, nos parents l’ont vécue et nous ont, un peu, raconté. Mais après les manifestations du 70ème suivies à la télévision ou en direct sur le terrain, aller visiter ce musée a été un moment important où la prise de conscience des évènements a été forte. La présence des véhicules, la mise en situation des personnages, les panneaux explicatifs fort détaillés, nous ont permis de prendre la mesure des évènements vécus par nos familles. Tous ces véhicules énormes défilant dans nos campagnes normandes aux si petits chemins avaient de quoi effrayer !

L’investissement de l’industrie anglaise et américaine a produit des véhicules avec une technicité développée pour l’époque, la recherche d’une adaptation encore plus appropriée aux terrains des combats a entraîné des progrès dans les équipements, dans les matériaux utilisés ; tout cela dans un temps de guerre où il fallait être plus rapide que l’ennemi, en face !

Mais, ce qui m’a davantage touchée, ce sont les scènes de mise en situation où il est possible d’imaginer, un petit peu, la vie quotidienne des combattants : une vie quotidienne difficile et compliquée : l’état de guerre, le terrain inconnu pour la plupart des soldats, le feu des armes, la météo ! Tout ce matériel qui arrivait par bateaux, par avions, était à déployer sur le terrain, à répartir entre les compagnies qui, elles avançaient au gré des combats et des lignes de front…

Pouvons-nous imaginer tout cela ?
Tous ces personnels parachutés ou débarqués qui ne connaissaient pas la Normandie, son bocage, ses marais, sa topographie et qui devaient avancer en se protégeant des combattants…

Pouvons-nous imaginer tout cela ?
La vie quotidienne dans les lieux de combats: se nourrir, se laver, dormir, se soigner ou être soigné, la moindre petite chose pour aujourd’hui était d’un compliqué dans leur quotidien…

Pouvons-nous imaginer tout cela ?
La motivation de ces Hommes, leur jeunesse, leur force d’âme pour combattre un ennemi loin de leurs pays afin d’apporter la LIBERTE à un peuple dont ils ignoraient tout…

Pouvons-nous imaginer tout cela ?
Eh bien, non ! Tout cela est absolument inimaginable pour nous ! Alors, visiter pour tenter de comprendre est et sera de plus en plus indispensable : en aucun cas nous ne devons oublier ce qui s’est passé : la guerre et sa cause, l’engagement des pays alliés, l’engagement de ces jeunes admirables qui, pour beaucoup, ne sont jamais rentrés chez eux…

Un tel musée est un des moyens pour que l’oubli n’arrive jamais ! Il me revient un fragment de poème de Victor Hugo appris en classe élémentaire et que nous récitions, tous les enfants de l’école, au monument aux morts de mon petit village des Yvelines :

«  Ainsi quand de tels morts sont couchés dans la tombe
En vain l’oubli nuit sombre où va tout ce qui tombe
Passe sur leur sépulcre où nous nous inclinons. »

Mon souhait après cette visite : que l’oubli n’arrive jamais !

Informations Utiles :
Normandy Tank Museum
Avenue du Cotentin – 50500 CATZ

 

j'aime Mon idée balade : les Marais du Cotentin – Saint-Côme-du-Mont

Vous êtes à la recherche d’un havre de paix, de calme et de sérénité ? Les Marais du Cotentin vous accueillent où faune et flore cohabitent au rythme des saisons !

Avec pas moins de 120 hectares, le Marais du Cotentin est un lieu propice à la biodiversité. Ce parc naturel régional français situé au sud de la presqu’île du Cotentin, abrite une importante réserve ornithologique où plusieurs espèces d’oiseaux se rejoignent le temps d’une période plus ou moins longue.

Les amateurs de photographie apprécieront son paysage enchanteur lors du crépuscule du matin, alors que d’autres s’épanouiront par le chant des oiseaux et de la diversité des espèces sauvages présents sur ces lieux.

PicMonkey Collage©Vincent_Douet

Son décor et sa population migrateur varient selon les saisons offrant ainsi une nouvelle occasion de l’appréhender. Le marais devient « blanc » en hiver lorsque les prairies sont gorgées d’eau par les pluies et ses trois cours d’eau : la Vire, la Taute, la Douve. Les quelques buttes non inondées seront une demeure hospitalière d’un garde-manger non trouvé pour ses habitants. A la période printanière, changement de tableau, la végétation reprend le dessus laissant croire que les oiseaux ne sont pas les seuls trésors du marais. Mammifères, amphibiens forestiers, insectes et autres espèces font surfassent sur ce tapis verdoyant en nous faisant partager un étonnant concerto, vivant et apaisant.

Plusieurs kilomètres de chemins de randonnées sont à parcourir à pied, à vélo, en attelage, en bateau, mais pour les moins aventureux, il existe la Maison du Parc de Saint-Côme-du-Mont, le point de départ idéal pour organiser votre découverte des Marais du Cotentin et du Bessin. Munis d’un droit d’accès annuel d’un prix d’environ 5 euros, vous pourrez arpenter ses 500 m² d’espace naturel incluant des espaces d’observation aménagés pour permettre de découvrir, dans le silence, cet écosystème riche mais si fragile. Des visites guidées ainsi que des expositions temporaires sont proposées tout au long de l’année permettant d’alimenter votre soif de curiosité et votre amour pour la nature !

Votre balade au cœur de cet espace naturel deviendra ballade !

Vincent, fan de la Manche

Informations Utiles :

Maison du Parc
3 village Ponts d’Ouve – 50500 Saint-Côme-du-Mont
02 33 71 61 90 – accueil@parc-cotentin-bessin.fr
http://www.parc-cotentin-bessin.fr/


 

j'aimeUne journée à bord du Marité, article de Michèle et Jean-Louis, 27/05/2014

Granville, village du Marité, samedi 17 mai 2014, 10 heures. Soixante personnes attendent avec impatience l’appareillage sous un grand soleil. Direction Chausey.
Les consignes à peine données par l’équipage, le trois-mats sort du port. Sitôt la passe franchie, Mathieu, le commandant de bord, coupe le moteur. Très vite il y a trop de volontaires pour hisser les voiles et les border. Le vent est faible, 11 nœuds, alors on envoie tout et cela en fait des mètre-carrés de toile et des kilomètres de cordages.
C’est à 2 nœuds et demi que nous faisons route vers l’archipel de Chausey. Une pause-café est la bienvenue.
A proximité de l’archipel, Mathieu remets le moteur. On louvoye dans la passe de Beauchamp à rase caillou, on aperçoit un phoque, puis au bout d’une demi-heure, on mouille l’ancre dans ce qui semble une vaste mer intérieure. Le temps de déjeuner sur le pont au soleil, il ne restera qu’un petit trou d’eau entouré de vastes plages.
Nous débarquons alors avec les Zodiacs pour 2 heures de temps libre, et c’est bien court tant il y a de choses à voir !
De retour à bord l’équipage nous offre brioche et cidre bouché. Puis nous sortons de l’archipel par un passage très délicat où la connaissance des fonds est primordiale.
Le vent ayant un peu forci, nous rentrons vers Granville à 4 nœuds et demi. Un petit mano à mano, et la Granvillaise beaucoup plus toilée nous dépasse à tribord.
Une dernière fois l’équipage nous montre sa grande dextérité par un accostage au millimètre devant le village du Marité. Il est presque 21 heures.
Il convient d’insister sur la disponibilité et la gentillesse des sept membres de cet équipage hors pair. Merci à eux tous et…
… A bientôt car, c’est sûr, l’aventure étant trop belle, nous reviendrons !!!!

Michèle et Jean-Louis

Marité GRANVILLE


 

j'aimeLa teurgoule, article de Sylvie Andrieu, le 07/05/2014 photo_SA_2014

« Ché ti pô eun malhu que c’te gatio eille dispa’u ? J’a traché la r’cette por vot’ collass.* Vous aurez tout de suite compris, la teurgoule est un dessert traditionnel normand également appelé terrinée. Compact et quelque peu collant, cette sorte de gâteau de riz a tendance à tordre la goule quand on le mange, d’où son joli nom de teurgoule.

Fô fai’ bouilli 2 bons lite d’lait de vaque pis 200g d’suc, miais d’sel, eun bâton d’cannelle et eun de vanille (qu’é muché dans l’fond des placets).
Vô versez cha dans la terrinée ouch qu’y a 175g d’riz bin prop’ et bin rinché.
Fai’ cui’ 4 h dans l’fu’ bin chô pis fô surveiller por k’la pyaou é pîn tro vit’ kramé.
E bin. Y a rin d’aute à fé. Ti pô doulaiser.
Cha fé eun kraêm gouleyante k’é pô por lé béquemiette. Mô je l’apette !

Traduction
Il faut faire bouillir 2 litres de lait entier avec 200g de sucre, une pincée de sel, un bâton de cannelle et un de vanille (qui sont rangés dans le fond du placard).
Vous versez le tout dans une terrine sur 175g de riz lavé et rincé.
Faire cuire pendant 4 heures dans le four bien chaud et surveiller que la peau qui se forme sur le dessus ne brunisse pas trop vite.
C’est bien. Il n’y a rien d’autre à faire. Tu peux te reposer.
Ça fait une crème savoureuse qui n’est pas pour les gens qui n’aiment pas manger. Moi, j’ai faim ! »

©Sylvie Andrieu, Une rencontre cybergourmande, 2002