#J4 : Escale à Cherbourg… objectif un port !

> Notre journée à la découverte de Cherbourg !

Si on m’avait dit que je commencerais la journée par de la spéléo dans la Manche et bien je ne l’aurais pas cru ! Pourtant en arrivant à la Batterie du Roule, on m’a collé un casque sur la tête, une lampe torche entre les mains et lâché dans les galeries obscures (bon d’accord, je n’étais pas tout seul… Cyrille m’a guidé ! Heureusement, sinon j’aurai eu les miquettes ! Assez paradoxal de se retrouver à dominer Cherbourg en étant à l’intérieur de tunnels… Cette batterie allemande qui surplombe la rade, servait à protéger le port de Cherbourg, point stratégique pour permettre aux Alliés d’acheminer le matériel nécessaire à la poursuite de la guerre. La batterie a été vidée de quasiment tous ses éléments métalliques, les ferrailleurs ayant récupéré tout ce qui était utilisable pour faire face aux pénuries de métal engendrées par le conflit.

Après un passage dans les entrailles de la terre, c’est une vraie bouffée d’oxygène de découvrir le point de vue exceptionnel offert par le Musée de la Libération situé au sommet de la montagne du Roule. Dans un décor épuré et brillamment mis en lumière, les différents aspects de la guerre sont évoqués. Quelques objets bien choisis, des photographies sobres et une sélection de documents d’époque contribuent à nous peindre le tableau général de la Seconde Guerre Mondiale. Le rôle essentiel tenu par le port de Cherbourg est un des points forts mis en avant.

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Une pause déjeuner à la Cité de la Mer nous permet de découvrir l’exposition temporaire « Cherbourg… Et la liberté vint de la mer » à voir jusqu’au mois de septembre prochain. Précipitez-vous, c’est très bien documenté et une installation multimédia incroyable permet de se rendre compte de la logistique démentielle déployée durant les premières semaines de libération, notamment avec la création des ports artificiels.

On décide de prendre le large pour une balade en bateau dans la rade artificielle de Cherbourg. Christine, guide conférencière nous accompagne pour nous raconter en détail toute l’histoire du port, de la rade et de la Cité de la Mer. Quoi de mieux que d’entendre l’histoire d’un port à bord d’un bateau !

Après avoir parcouru la Voie de la Liberté à pied, en voiture, en jeep et en bateau, que nous réserve la journée de demain ? Un indice : pas besoin d’en connaître un rayon 😉

> Découvrez la vidéo du jour, spéléo à la batterie du Roule

 

PS : pour voir toutes les photos du jour, c’est ici !

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> Clin d’œil historique avec les Archives de la Manche : Cherbourg, port de la Libération !

La prise de Cherbourg, seul port en eau profonde du département, était pour les Américains un objectif prioritaire. La ville, libérée le 26 juin, a beaucoup souffert des bombardements alliés et des sabotages que les Allemands lui ont infligés avant leur reddition.
La remise en état du port, en ruine,  est une nécessité pour les Alliés, afin d’assurer le ravitaillement de leurs troupes en France. Les alliés déminent donc la rade alors que les scaphandriers de la Royal Navy repèrent les épaves coulées dans le port par les Allemands. À partir de la fin juillet, les premiers cargos américains ou Liberty ships, symboles de la puissance industrielle américaine, entrent dans le port.
Dès lors, Cherbourg devient le théâtre d’un déballage continuel, de jour comme de nuit, de caisses, de matériel militaire et de vivres. Ainsi, 1 294 locomotives débarquent sur les quais cherbourgeois. Parallèlement, un million de litres d’hydrocarbures transitent par jour grâce au pipe line transmanche « PLUTO ».
Cherbourg est à la fin de 1944 le premier port du monde, dépassant le tonnage débarqué à New York!

objectif un port : Cherbourg

Les ruines de la gare maritime, juin 1944 (CG50, Archives de la Manche, 13 Num 5513)

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#J3 : A la découverte du Mur de l’Atlantique

Massage de mollets, enfilage de chaussures, petite session d’orientation sur carte (heu on est rendu où déjà ? Je ne sais plus moi, on se lève à un endroit et on se couche à un autre je suis tout perturbé !!!). Réveil dynamique pour une journée rythmée par nos pieds ! Hé oui, aujourd’hui on marche, on sautille, en un mot on randonne ! Notre envie d’en savoir plus sur le mur de l’Atlantique nous emmène à Azeville, en prenant le chemin des écoliers à travers la campagne normande. On use nos godillots sur les sentiers et on profite des paysages. Alors oui, bien évidemment on a eu un peu de mal à se repérer, on a fait quelques petits détours mais ça nous a permis de faire des rencontres comme celle du maire d’Azeville en tracteur…

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Arrivés un peu essoufflés à la batterie allemande d’Azeville, on découvre l’enfilade des galeries (350 mètres au total quand même !). Impossible de croire que toute une vie grouillait sous le sol quand on découvre le site. Les Allemands avaient même un casino avec deux pianos !? A l’extérieur, je suis étonné de découvrir sur les casemates les peintures en trompe l’œil qui servaient de camouflage… une drôle de scène de théâtre.

Après cette plongée sous terre, direction la batterie de Crisbecq. Alors que la batterie d’Azeville est cachée en pleine campagne, celle de Crisbecq fait face à la mer. Quand on arrive, on a l’impression que le blockhaus principal a implosé. Les Alliés s’en sont servis pour tester la résistance des blockhaus aux explosifs après en avoir délogé les Allemands.

On pousse jusqu’à Quinéville pour découvrir le Mémorial de la Liberté retrouvée. Au programme la découverte de la vie des civils sous l’Occupation avec la résistance, la collaboration, les restrictions, la propagande… Et, point d’orgue de la visite, une rue entière reconstituée pour se plonger dans le quotidien des Français sous le régime de Vichy. On s’y croirait !

Je termine mon article, mais notre randonnée continue. On va utiliser nos dernières forces pour aller déguster quelques huîtres, histoire de bien finir la journée ! On se retrouve demain, les ampoules en plus !

Ah, j’ai oublié de vous dire, on a fait une super escale gourmande à la Biscuiterie de Quinéville, je vous le conseille, les gâteaux sont à tomber par terre ! Découvrez toutes les images de la journée ici !

 En exclusivité la vidéo du musée de Quinéville !

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> Clin d’oeil historique avec les Archives de la Manche : Le Mur de l’Atlantique

En 1942, l’Allemagne nazie décide la fortification des côtes occidentales européennes. La construction du Mur de l’Atlantique de 15 000 ouvrages bétonnés, est confiée à l’organisation TODT. En janvier 1944, près de 30 000 personnes travaillent sur les chantiers manchois. Face à la mer, seuls les environs de Granville, le littoral de la Hague, le port de Cherbourg, transformé en forteresse, et les côtes orientales sont dotées d’un véritable système défensif, composé pour l’essentiel de 25 batteries d’artillerie côtière. À terre, les Allemands disposent d’un régiment de parachutistes basé près de Carentan et d’une brigade russe installée sur le littoral coutançais. Trois divisions d’infanterie sont déployées dans le département : la 243e, du général Hellmich, sur la côte nord-ouest du Cotentin, la 91e, du général Falley, au centre du Cotentin et la 709e, du général von Schlieben, pour la défense des côtes orientales.
À l’arrière du Mur de l’Atlantique, les forces allemandes plantent dans les champs les fameuses « asperges de Rommel », c’est-à-dire des pieux d’environ trois mètres de haut, reliés par des barbelés, dont le but est de parer à d’éventuels atterrissages de planeurs alliés. Ordonnée par Rommel au printemps 1944, l’inondation des marais du Cotentin complète le système défensif dans l’arrière-pays manchois.

Le mur de l'Atlantique Démantèlement des bureaux de l’organisation TODT à Cherbourg, 28 juin 1944 (CG50, Archives de la Manche, 13 Num 358)

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#J2 : Sainte-Mère-Eglise, le débarquement par les airs

Réveil au chant du coq ce matin, avant d’aller découvrir Sainte-Mère-Eglise. On a commencé hier à la borne 00 d’Utah Beach qui marque le début du débarquement mais on trouve à Sainte-Mère-Eglise la borne 0 !? Et oui, la ville a été libérée avant que les alliés mettent les pieds sur la plage d’Utah ! Bon après, le pourquoi du comment du 0 et du 00 là je n’ai pas encore trouvé la réponse mais la semaine n’est pas terminée ! Si quelqu’un peut m’expliquer… On connait Sainte-Mère par son clocher et l’histoire du parachutiste John Steele, resté accroché dessus, mais le truc à voir absolument, c’est le musée Airborne !! Un planeur Waco, un C47 et le tout nouveau pavillon « Opération Neptune », qui nous plonge dans la furie du débarquement. La scénographie est tout bonnement incroyable, j’avais la boule au ventre en sortant de la carlingue du C47 entouré de parachutistes.

J’ai également eu le privilège de rencontrer monsieur Renaud, témoin des évènements du débarquement. Une rencontre passionnante avec un homme qui a fait un travail de mémoire fantastique. J’avoue n’avoir pas beaucoup parlé, j’avais juste les oreilles grandes ouvertes pour ne pas manquer un seul de ses mots.

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Changement de musée pour cet après midi, un musée d’un genre un peu particulier étant donné qu’il est en plein air: le Musée à Ciel Ouvert ! Sympa, ça oxygène et on peut découvrir via une application (« KIT M » que j’ai eu en exclu hé hé ! Lancement prévu la semaine prochaine… ) un nombre impressionnant de sites liés au débarquement sur un périmètre d’une cinquantaine de kilomètres autour de Sainte-Mère-Eglise ! On a seulement fait une partie du périple car c’était l’heure du goûter et  mon petit Maxime derrière sa caméra avait une forte envie de sucré ! Ah l’appel du ventre ! En même temps j’étais assez partant pour m’arrêter casser une petite graine… Quand on voyage sur la Voie de la Liberté, on peut tout à fait bifurquer sur la route des saveurs locales 😉

 

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Clin d’œil historique par les Archives de la Manche : Sainte-Mère-Eglise…70 ans auparavant.
Dans la nuit du 5 au 6 juin, les parachutistes américains sautent sur le Cotentin. Leur objectif est de s’emparer du nœud routier de Sainte-Mère-Église afin d’empêcher que des renforts allemands contre-attaquent en direction d’Utah Beach. Vers 2 heures, 432 avions C-47 Dakota* larguent 6 600 hommes de la 101e Airborne. Dans le même temps, la 82e division aéroportée, qui compte 3 régiments de 2 200 hommes, est parachutée à l’est du Merderet. Le brouillard sur la côte ainsi que les tirs de la DCA allemande provoquent une dispersion des troupes alors que de nombreux planeurs s’égarent ou s’écrasent. Seul le 505e régiment réussit son largage. Ses parachutistes atterrissent dans le bourg de Sainte-Mère-Église ou à proximité. Certains sont d’ailleurs mitraillés par la garnison allemande. L’un d’entre eux, John Steele, restera célèbre pour être resté accroché sur le clocher de l’église. Mais à 4 heures 30, le bataillon du lieutenant-colonel Edward Krause contrôle la localité.

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Parachutistes américains s’apprêtant à sauter d’un Douglas C-47, 6 juin 1944 (CG50, Archives de la Manche, 13 Num 5648)

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#J1 Fin de journée pleine de surprises !

Bonjour, on commence cette deuxième journée avec nos dernières aventures d’hier… On n’avait pas de réseau pour vous les raconter en live.

Donc, on a terminé la journée par du char à voile avec Gregory d’Avel Mor sur la magnifique plage d’Utah Beach. J’ai fait la course avec des enfants et j’ai fait exprès de perdre… oui bon en fait, j’ai vraiment perdu. Saleté d’enfants hyper doués !

 

Sinon, j’avais fait un pari débile avec Maxime : un repas s’il me trouvait une jeep pour rentrer. Et bien, aussi dingue que cela puisse paraître, il a réussi ! Du coup, on a terminé notre journée par une balade en jeep dans la campagne de Sainte-Marie-du-Mont aux effluves d’essence !

Je peux vous dire que l’on a bien dormi après tout cela !

 

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#J1 : Le Débarquement à Utah Beach

Découverte du Musée du Débarquement à Utah Beach !
Construit à l’endroit même où les troupes américaines ont débarqué le 6 juin 1944, le Musée d’Utah Beach raconte les évènements du jour J, depuis sa préparation jusqu’à son aboutissement et son succès !

Premier article sur le blog après notre passage à Utah Beach et au musée du Débarquement. Sacré voyage dans le temps ! On trouve sur le site des gens de toutes les nationalités qui viennent en apprendre plus sur l’histoire et pour certains sur leur histoire. En tout cas j’en ai appris beaucoup sur la préparation du D-Day, entre les maquettes, les costumes, le magnifique B26 sous son incroyable verrière… Le parcours d’exposition est très bien fait, on déambule à travers l’histoire avec entre autres :

> Un espace sur les Défenses Allemandes

Construit sur un blockhaus appartenant au mur de l’atlantique, vous trouverez dans cet espace des objets du quotidien des soldats allemands ainsi que LE Goliath, un char miniature !

> Une exposition sur la stratégie alliée par le général Eisenhower

Grâce à cet espace, l’opération « OVERLORD » n’aura plus aucun secrets pour vous !

> La découverte du B26, incroyable <3

Impressionnant, le B26 trône au milieu d’une gigantesque verrière… L’Histoire inédite du Major David Dewhurst, pilote d’un B26 dans la 386ème Bomb Group est également expliquée. Je ne vous dit que cela, mais l’anecdote vaut le détour  : une belle histoire de famille !

A l’étage, vous découvrirez une salle panoramique spectaculaire  avec vue sur la grande plage d’Utah Beach ainsi qu’une reconstitution très réaliste.

Bref, je vous en dis pas plus… je vous conseille vivement de découvrir ce musée, il y a des milliers de choses à voir pour mieux comprendre tous les rouages du Débarquement ! Je vais retourner marcher un peu sur le sable d’Utah avant de voir où nous emmène la suite de nos aventures…

Utah Beach

Plus d’infos >>  www.utah-beach.com

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Clin d’oeil historique avec les Archives de la Manche : Un matin de juin 44…

Dans la nuit du 5 au 6 juin, la force U appareille d’Angleterre pour Utah Beach, la seule plage du Débarquement située dans la Manche. Elle est composée de plus de 860 bâtiments séparés en 12 convois.

>  À 2 heures, sans avoir été repérés, les navires s’alignent au large d’un secteur s’étendant des communes de Sainte-Marie-du-Mont à Varreville.

>  À 4 heures 55, 20 péniches de débarquement s’élancent.

>  À 5 heures 40, la flotte ouvre le feu alors que les bombardiers déversent sur les défenses allemandes près de 4 400 tonnes de bombes.

>  À 6 heures 30, c’est l’heure H. Les soldats de la 4e division d’infanterie américaine, dont le général Théodore Roosevelt, débarquent à 2 kilomètres au sud de l’endroit prévu, dans un secteur moins défendu. Mais cette erreur de navigation est plutôt salutaire car, des cinq plages, Utah Beach est la moins meurtrière. En effet, le soir du 6 juin, alors que la 4e division a fait sa jonction avec les parachutistes de la 101e, elle ne compte que 197 GI’s tués.

> À minuit, une partie du VIIe corps du général Collins a débarqué soit 23 250 soldats avec 1 742 véhicules et 1 695 tonnes de matériel.

Le Débarquement à Utah Beach

 

Les archives

#J1 : Top départ à Utah Beach !

Notre périple peut enfin commencer ! Nous démarrons symboliquement au pied de la borne 00 marquant le début de la Voie de Liberté, à deux pas de la plage d’Utah Beach.

C’est un drôle de sentiment que de se trouver le long de cette plage. Quand j’étais gamin, devant mes livres d’Histoire, la Seconde Guerre Mondiale semblait faire partie d’un passé lointain, ici elle ne m’a jamais parue si proche…

 

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